Chaque année, il participe aux commémorations de la libération de Ioannina (21 février) et de Thessalonique (26 octobre) ainsi qu'aux festivités qui accompagnent la Saint-André, à Patras (30 novembre). En 1909, Paul a sept ans quand un groupe d'officiers grecs, réunis dans la « Ligue militaire », organise un coup d'État contre le gouvernement de son grand-père, le roi Georges Ier : c'est le « coup de Goudi ». Très proche de Paul Ier, le prince a reçu une éducation soignée et il participe aux audiences que le roi donne à ses ministres depuis l'âge de onze ans. Comme tous les enfants du diadoque Constantin et de la princesse Sophie, l'enfant grandit dans la capitale grecque, entre la villa de ses parents (sur l'avenue Kifissias), le palais du diadoque (actuel palais présidentiel), et Tatoï, résidence secondaire de ses grands-parents paternels[2]. Après la mort, en exil, de l'ex-roi Constantin, le 11 janvier 1923, et le refus du gouvernement révolutionnaire de lui octroyer des funérailles officielles en Grèce, Paul est par ailleurs chargé par Georges II d'organiser les obsèques de leur père en Italie[46]. Afin de normaliser les relations de la Grèce avec la Turquie, les souverains se rendent ainsi à Constantinople et à Ankara en juin 1952. Durant ces conflits, et malgré son jeune âge (il a alors onze ans), Paul sert pour la première fois dans la marine hellénique en tant que cadet[5]. Très affecté par ce décès, Paul se rapproche de ses sœurs, Hélène, Irène et Catherine. À la chute du régime des colonels, en juillet 1974, l'abolition de la monarchie est confirmée. Mais, malgré l'enthousiasme du jeune garçon, qui s'intéresse très tôt à la mer, le projet ne peut être concrétisé du fait de l'éclatement de la Première Guerre mondiale[8],[9],[10]. À trois ans, il manque ainsi d'être tué par le prince Alexandre qui le projette violemment d'une carriole pour enfants en lançant celle-ci à toute vitesse dans les jardins du palais royal[3]. À la fin de la guerre, la Grèce connaît des divisions politiques qui entraînent une terrible guerre civile, interdisant à la famille royale de rentrer dans son pays avant 1946. Non ! Il se rend alors en Italie puis en Allemagne pour retrouver la reine douairière et l'accompagner dans son traitement. Aussitôt, l'archevêque Makarios III, leader de la communauté chypriote grecque, appelle ses concitoyens à rejeter le plan anglais et à se prononcer une nouvelle fois en faveur de l'union avec le royaume de Grèce. La victoire de l'armée régulière, dirigée par le maréchal Papágos, est accélérée par la rupture, en 1948, de la Yougoslavie et de l'Union soviétique, qui prive la rébellion d'une grande partie de ses soutiens et de ses bases arrière[142],[143]. Jusqu’en 1980, l'éducation de Paul est confiée à des professeurs particuliers grecs. Épineuses, les négociations aboutissent à un compromis qui confère à Chypre sa pleine indépendance sous l'égide du Royaume-Uni, de la Grèce et de la Turquie. Dans le royaume hellène, cet événement a un écho très fort et des manifestations anti-anglaises se produisent dans différentes villes du pays, ce qui conduit au renvoi de l'ambassadeur de Grèce à Londres. Les funérailles du souverain sont organisées le 11 mars 1964. Pendant la cérémonie, Paul, qui arbore une tenue d'amiral de la flotte, a pour témoin son cousin le grand-duc Dimitri Pavlovitch de Russie, trois de ses beaux-frères (les princes Ernest-Auguste, Georges-Guillaume et Christian de Hanovre) et son neveu le prince héritier Michel de Roumanie[95]. En dépit de leurs relations familiales avec l'ex-roi Pierre II de Yougoslavie, Paul et Frederika œuvrent également au rapprochement de la Grèce avec son voisin yougoslave. C'est également un homme d'affaires qui travaille dans la finance. Cependant, Paul profite de son voyage en Allemagne à l'occasion des Jeux olympiques de Berlin de 1936 pour retrouver Frederika. En vieillissant, Paul Ier est atteint de problèmes de vue, qui l'obligent à se faire opérer de la cataracte en 1959. Dans la capitale britannique, il retrouve d'anciennes connaissances, dont il sollicite l'aide pour obtenir un emploi dans le monde de l'aéronautique. La militante communiste Betty Ambatielos, dont l'époux a été emprisonné par le régime, organise ainsi une violente manifestation devant l'hôtel où séjournent la reine et sa fille. Grâce à Henry Drummond Wolff (selon Stelio Hourmouzios) ou à l'infant aviateur Alphonse d'Orléans[N 1] (selon Ricardo Mateos Sainz de Medrano), Paul parvient finalement à se faire embaucher comme apprenti-mécanicien dans la firme Armstrong Siddeley. Elle est par ailleurs la belle-sœur du millionnaire Christopher Getty (petit-fils de Jean Paul Getty) et du prince Alexander von Fürstenberg (en) (fils d'Egon et de Diane von Fürstenberg)[18]. Quoi qu'il en soit, Paul n'a pas été écouté par son frère et il doit désormais vivre dans des conditions précaires, dans une maison cairote vétuste dont une partie du toit s'écroule un jour sur ses habitants, sans faire toutefois de victime[121]. Sa nouvelle compagne n'appartenant pas à l'univers des familles royales, le jeune homme doit en effet affronter l'opposition catégorique de sa mère, qui refuse de voir un autre de ses enfants contracter une union inégale[N 3]. Après avoir servi sur le front épirote en 1940-1941, le diadoque quitte la Grèce avec sa famille lors de l'invasion de son pays par les forces de l'Axe. La mort inattendue du jeune Alexandre Ier, victime d'une septicémie à la suite d'une morsure de singe, provoque en effet une grave crise institutionnelle en Grèce[33]. Malgré tout, l'économie grecque reste fragile. L'héritier du trône ne peut cependant pas assister à la naissance de sa dernière fille, la princesse Irène, qui voit le jour le 11 mai 1942, très loin de son père, dans la résidence de Smuts[117]. En dépit de cet échec, le régime nazi tente de circonvenir directement Paul et son épouse en s'appuyant sur des personnes de confiance du couple mais, là encore, les démarches de Berlin ne rencontrent aucun succès[101]. Sans surprise, le dictateur refuse, déclenchant ainsi la guerre italo-grecque. Après avoir traversé la mer Ionienne et l'Italie, le prince Paul et sa famille s'installent en Suisse alémanique, d'abord à Saint-Moritz, puis à Zurich[28],[29]. Il ne craint pas non plus d'aller contre les recommandations de son Premier ministre (comme lors de son voyage au Royaume-Uni en 1963) ou de mettre en avant les liens privilégiés qu'il entretient avec l'Armée (faisant ainsi craindre aux opposants de la monarchie des velléités de coup d'État)[179],[180]. Malgré tout, les négociations concernant Chypre reprennent au bout de quelques mois. Le Roi Paul de Grèce et la Reine Frederika reçus à Rome Le Roi Paul de Grèce et son épouse la Reine Frederika sont accueillis par les dignitaires italiens au Palais du Quirinale le 18 mai 1959 à Rome, Italie. Or, après une série de victoires grecques en Albanie, la situation militaire se dégrade avec l'invasion des Balkans par l'armée allemande. Sa mère, la princesse Sophie, est en effet une anglophile convaincue, qui a hérité de sa propre mère, l'impératrice Victoria, un grand amour de la culture britannique[4]. »[100]. Georges II quitte donc le Royaume-Uni à bord d'un avion le 27 septembre, et arrive le jour même près d'Éleusis, où il retrouve le diadoque Paul et Frederika. C'est la fin (temporaire) d'une crise qui a marqué les cinq premières années du règne de Paul[170]. La princesse Anne-Marie de Danemark , troisième fille du roi Frédérick et de la reine Ingrid ( fille du roi Gustav-Adolph de Suède) épouse à dix-huit ans un cousin , le tout jeune roi Constantin de Grèce , monté sur le trône Nostalgique, le prince profite de l'occasion pour demander à Wessel l'autorisation de l'accompagner. Le couple royal est ainsi accusé de réaliser de trop fréquents séjours à l'étranger et de mener un train de vie dispendieux, sans se préoccuper des difficultés de la majorité de la population hellène. La dernière modification de cette page a été faite le 2 novembre 2020 à 14:12. Inscrits à l'épreuve de voile, ils remportent une médaille d'or le 7 septembre 1960. Ancien vénizéliste, Kondylis est un militaire déçu de la république, qu'il juge coupable d'avoir amené l'anarchie en Grèce. Dans leur foyer et avec leurs enfants, le roi et la reine utilisent l'anglais comme langue de communication[132]. En moyenne, chaque cabinet reste en place durant six mois tandis qu'une tentative de putsch est organisée toutes les quarante-deux semaines. En un peu plus de dix ans, vingt-trois gouvernements, une dictature et treize coups d'État se succèdent. Très préoccupé par la situation politique et économique de la Grèce, il publie une tribune quotidienne sur le site grec Periscope Post[25]. Cependant, la princesse Frederika s'oppose également à ce projet par crainte de mécontenter Hitler et d'attirer ainsi les foudres des nazis sur ses parents. Paul Ier de Grèce (en grec moderne : Παύλος Αʹ της Ελλάδας / Pavlos I tis Elládas ), roi des Hellènes et prince de Danemark, est né à Tatoï le 14 décembre 1901 et mort à Athènes le 6 mars 1964. Pourtant, les tensions politiques restent vives d'autant que Paul n'hésite pas à s'opposer au gouvernement élu et à se montrer parfois autoritaire. Chassée de Grèce, la famille royale s'installe plusieurs années à Rome, en Italie. Après le référendum grec du 29 juillet 1973 et la mise en place d'une république dominée par les militaires, la situation financière de l'ancienne famille royale se complique et Constantin II choisit de quitter l'Italie pour le Danemark. Né un mois après la mise en place de la Dictature des colonels qui chasse sa famille de Grèce en décembre 1967, le prince Paul passe l'essentiel de sa vie en exil en Italie, au Danemark, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Sept mois seulement après son retour à la tête de la Grèce, Georges II s'éteint brusquement le 1er avril 1947, faisant de Paul le nouveau roi des Hellènes[129],[130]. À peine Alexandre Ier monté sur le trône, le 10 juin 1917, la famille royale quitte le palais d'Athènes[25]. Surtout, les souverains se rendent sur le terrain à chaque fois qu'une catastrophe naturelle frappe le pays : à Céphalonie en 1953, à Volos en 1955 et à Santorin en 1956, par exemple [155]. En 1995, il épouse une richissime américaine du nom de Marie-Chantal Miller, avec laquelle il a cinq enfants. Quelques mois plus tard, le 2 juin 1940, Frederika donne naissance à un deuxième enfant, le futur Constantin II de Grèce. Dans les rues d'Athènes, les foules grecques se pressent pour admirer le cortège princier. Déjà sujet aux critiques du fait de sa manière d'interpréter les prérogatives royales, Paul Ier est également attaqué sur le coût de la monarchie. À l'époque, Frederika de Hanovre a dix ans et elle appelle le diadoque, qui en a vingt-six, « mon oncle »[N 7]. Même les Romanov, qui ont subi un certain ostracisme de la part des autres familles royales après la guerre civile russe, sont les bienvenus à Athènes, comme le prouvent les séjours du prince Vassili Alexandrovitch chez ses cousins. Les mois passant, les trois jeunes gens font le projet de participer aux Jeux olympiques de Rome. Cependant, après dix mois chez Armstrong Siddeley, Paul quitte Coventry pour Londres, où il s'installe dans un petit appartement situé près de la gare Victoria. Il se rend ensuite à la Königinvilla de Gmunden, où il redemande la main de la jeune fille à ses parents. Rama X, le roi de Thaïlande, a fait fusionner la richesse de la monarchie à la sienne, pourtant distinctes l’une de l’autre, grâce à un décret despotique établi en 2018. Protégé par les pays de l'Entente, et par la République française en particulier, l'homme politique crétois forme, en octobre 1916, un gouvernement parallèle à celui du monarque à Thessalonique. Le témoignage du célèbre prostitué américain Denham Fouts, qui aurait entretenu une liaison avec Paul lors de sa croisière en Égée, semble d'ailleurs confirmer ces rumeurs persistantes. Le 14 novembre 1920, les monarchistes l'emportent et Dimítrios Rállis devient Premier ministre. Les Jeux olympiques de Rome sont en effet l'occasion des retrouvailles entre Sophie et Juan Carlos, qui se connaissent depuis la « croisière des rois » de 1954. Le Parlement grec refusant de proclamer la déchéance des Oldenbourg tout en confirmant l'exclusion de Constantin Ier et de son fils aîné de l'ordre successoral, Venizélos est contraint de trouver un autre candidat pour succéder à Alexandre. Le tourisme de croisière se développe largement après la première édition de la, défaite militaire de la Grèce face à la Turquie, invasion de son pays par les forces de l'Axe, défaite subie par la Grèce face à l'Empire ottoman, guerre déclenchée contre la Turquie en 1919 s'éternisant, Histoire de la Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale, Occupation de la Grèce par les puissances de l'Axe, Thessalonique est occupée par les Allemands, montée du républicanisme au sein des forces hellènes, sommet gréco-turc réuni à Zurich débouche sur l'ouverture de véritables pourparlers à Londres, Fondation royale pour les Œuvres sociales, Les deux jeunes gens finissent par se marier à Athènes, série de pièces de monnaie à l'effigie de, Frédéric-Charles-Louis de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Beck, Frédéric-Guillaume de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg, Sophie-Frédérique de Mecklembourg-Schwerin, Louise-Charlotte de Mecklembourg-Schwerin, Prince et princesse de Grèce et de Danemark, Liste des souverains et prétendants au trône de Grèce, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Paul_Ier_(roi_des_Hellènes)&oldid=177444930, Bailli grand-croix du très vénérable ordre de Saint-Jean, Chevalier grand-croix de l'ordre royal de Victoria, Grand-croix de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, Chevalier grand-croix de l'ordre du Mérite de la République italienne, Chevalier de l'ordre espagnol de la Toison d'or (XXe siècle), Militaire grec de la Seconde Guerre mondiale, Personnalité inhumée dans la nécropole royale de Tatoï, Article contenant un appel à traduction en anglais, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Page pointant vers des bases relatives aux beaux-arts, Page pointant vers des bases relatives au sport, Article contenant un appel à traduction en espagnol, Article contenant un appel à traduction en grec moderne, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Seconde Guerre mondiale/Articles liés, Portail:Biographie/Articles liés/Politique, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Avec son épouse, il est l'objet de l'épisode « Paul et Frederika » de la série documentaire, On peut aussi le voir dans la série danoise. Le prince Pierre, en particulier, entretient des relations orageuses avec ses cousins, qui lui reprochent d'avoir conclu une mésalliance en épousant une roturière divorcée[138]. En dépit des origines allemandes de la souveraine, son voyage en Épire est un succès, qui lui permet d'apparaître comme une femme forte et courageuse[140],[141]. Le roi inspecte par ailleurs régulièrement les garnisons postées aux frontières. L'opacité de la gestion de la Fondation royale pour les Œuvres sociales (créée à l'origine pour venir en aide aux victimes de la guerre civile) soulève également les critiques de l'opinion publique et des médias, qui accusent la famille royale de se servir dans ses caisses. Au fil des années, la demande de nouveaux crédits destinés à l'entretien de la dynastie fait naître d'importantes tensions politiques, comme le montrent le vote d'une nouvelle liste civile en 1956 ou celui de la dot de la princesse Sophie en 1962[177],[179],[180]. Malgré le respect que lui vouent les Grecs pour ses qualités personnelles et son caractère affable, Paul ne suscite guère l'engouement des foules. C'est la raison pour laquelle les titres de Paul sont surtout, aujourd'hui, des titres de courtoisie qui ne jouissent d'aucune reconnaissance officielle en Grèce[N 4]. D'importants travaux sont donc engagés dans la résidence bâtie au XIXe siècle par Georges Ier, et la famille royale y emménage définitivement en 1949, réservant le palais d'Athènes à la tenue de cérémonies officielles[131]. Finalement, ils retrouvent le sol de leur patrie le 25 novembre et sont accueillis à Phalère par une foule en liesse[74],[75],[76]. Membre d'une famille cosmopolite, qui plonge ses racines en Allemagne, au Danemark et en Russie (voir la généalogie), Paul a pour langue maternelle l'anglais et il n'apprend le grec moderne qu'en seconde langue[1]. Le trône grec restant résolument vacant et la guerre déclenchée contre la Turquie en 1919 s'éternisant, les élections législatives se transforment en conflit ouvert entre les partisans de Venizélos et ceux de l'ex-roi Constantin. Sa naissance fait perdre à sa sœur Alexia, alors âgée de trois ans, le statut d'héritière du trône hellène[5]. Le souverain britannique s'opposant à la présence de la princesse Frederika et de ses enfants au Royaume-Uni[N 12], il est finalement décidé que Georges II et le diadoque pourraient s'installer à Londres mais que le reste de la dynastie devrait s'établir en Afrique du Sud jusqu'à la fin du conflit[114],[115]. Face au danger imminent, l'opposition en exil, incarnée par le général républicain Nikolaos Plastiras, proclame son soutien au gouvernement du roi Georges II[102]. Paul Ier est enterré dans les jardins du palais de Tatoï, aux côtés des autres membres de la famille royale. Au-delà de cette affaire du prénom, c'est la présence possible de croix gammées au moment des noces du diadoque et de la princesse qui choque le plus l'opinion publique grecque. Paul et sa famille considèrent qu’ils n’ont jamais eu d’autre nom de famille que « de Grèce », (en, « Aucun titre de noblesse ou de distinction n'est décerné ni reconnu à des citoyens hellènes », cathédrale orthodoxe Sainte-Sophie de Londres, Armand Hammer United World College of the American West, Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg, Frédéric-François III de Mecklembourg-Schwerin, Prince et princesse de Grèce et de Danemark, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Paul_de_Grèce_(1967)&oldid=176164313, Personnalité grecque du monde des affaires, Élève de l'Académie royale militaire de Sandhurst, Article contenant un appel à traduction en anglais, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article contenant un appel à traduction en espagnol, Article contenant un appel à traduction en grec moderne, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. C'est le début d'une campagne militaire qui aboutit au dépeçage du royaume de Yougoslavie et à l'arrivée des soldats allemands aux portes de la Grèce. Le petit Paul passe ainsi plusieurs mois dans le château de sa tante Marguerite de Prusse, à Kronberg[15]. De plus, la mère de Paul de Grèce est née princesse danoise, fille cadette du roi Frédéric IX de Danemark. Dans ces conditions, les forces helléniques et alliées n'ont d'autre choix que de se retirer plus au sud. Avec la fin de la Première Guerre mondiale et la signature des traités de Neuilly et de Sèvres, le royaume hellène réalise d'importantes acquisitions territoriales en Thrace et en Anatolie[32]. Le nouveau-né pesait 4,750 gr et mesurait 55 cm. Débarrassée de la guérilla communiste et renforcée par cette toute nouvelle stabilité parlementaire, la Grèce mène une politique économique dynamique, particulièrement durant l'ère Karamanlis (1955-1963). Le 2 juin 1958, le diadoque Constantin atteint sa majorité, ce qui marque le début de ses obligations officielles. Contrairement aux attentes de Mussolini, la Grèce se défend avec succès et parvient même à occuper le Sud de l'Albanie, pays sous domination italienne depuis 1939[103],[104]. 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 220 240 260 280 300 320 0 10 20 30 40 50 60 Surtout, le soutien financier des États-Unis est maintenu jusqu'en 1962, et se poursuit encore après cette date dans le domaine militaire[173]. Mais hier, un autre coup de massue s’est abattu sur la dame âgée de 81 ans. Or, le diadoque Georges est jugé tout aussi germanophile que son père parce qu'il a lui aussi été formé en Allemagne. Le 5 février 1959, un sommet gréco-turc réuni à Zurich débouche sur l'ouverture de véritables pourparlers à Londres, en présence de tous les partis engagés dans le conflit. Les deux jeunes filles y reçoivent alors une formation conforme aux préceptes de Kurt Hahn, un pédagogue juif allemand dont les idées ont profondément inspiré plusieurs familles royales d'origine germanique. Rapidement, Paul et Marie-Chantal tombent amoureux et se fiancent. Dès le début, le règne du souverain est marqué par la Guerre froide et par l'opposition entre communistes et conservateurs. Alors que le royaume hellène est progressivement libéré durant l'année 1944 et que la majorité des exilés grecs peuvent regagner leur foyer, Paul et sa famille doivent rester en Égypte du fait de la montée de l'opposition républicaine dans leur pays. En septembre 1955, le couple royal se rend ainsi en voyage officiel à Belgrade, avant de recevoir le maréchal Tito et sa femme en visite privée à Corfou l'année suivante[148]. Tandis que la révolution se propage et que les trônes germaniques sont renversés les uns après les autres, Paul doit se résoudre à reprendre le chemin de la Suisse. Sous la pression de Churchill et d'Eden, le roi Georges II, toujours en exil à Londres, doit en effet nommer régent l'archevêque Damaskinos d'Athènes le 29 décembre 1944. En contact permanent avec les alliés, il préside quotidiennement le conseil de guerre à l'Hôtel Grande-Bretagne, sur la place Syntagma, tandis que le diadoque fait le lien avec le théâtre des opérations, dans le nord-ouest du pays. Après le début de l'attaque aérienne allemande sur la Crète, le 20 mai, le souverain et son gouvernement doivent tout de même se résoudre à évacuer l'île. Le même jour, la ligne Metaxas, sorte de ligne Maginot grecque, est franchie et la IIe armée capitule[107],[108]. Cela n'empêche pas les relations entre les deux pays de se refroidir considérablement les années suivantes à cause de la crise chypriote[147]. Après quelques actes de représentation pour son frère (lors du rapatriement des cendres de leurs parents ou durant les funérailles d'Elefthérios Venizélos, en 1936), l'héritier du trône choisit de reprendre ses fonctions dans la marine hellénique. Sous la pression du président américain Eisenhower, alerté par la diplomatie grecque, Londres finit par libérer monseigneur Makarios le 28 mars 1957[168]. Dans la cité italienne, la princesse allemande retrouve Paul, qui réside alors avec ses sœurs[87]. 1. Il déclenche alors une crise politique avec son propre gouvernement, qui n'a pas été consulté avant l'entretien, mais reçoit le soutien de l'opinion publique hellène[158]. Âgé de seulement quelques mois, le prince Paul quitte sa terre natale et ne revoit pas son pays avant le 12 février 1981, date à laquelle il est autorisé à rentrer une journée en Grèce pour assister aux funérailles de sa grand-mère, la reine douairière Frederika[11]. Soutenant le gouvernement grec en exil (présidé par le Roi Georges II), Paul passe la guerre entre Londres et l’Égypte (où des troupes grecques se battent à côté des alliés, notamment à la bataille d'El Alamein), tandis que son épouse et ses enfants trouvent refuge en Afrique du Sud. Mais, une fois encore, le plan est rejeté par Makarios car il ne prend pas en compte les réclamations de la population[152]. En 1918, il contracte ainsi la grippe espagnole, qui manque de l'emporter[30]. En 1990, le prince revient aux États-Unis, où il intègre l’Université de Georgetown au côté de son cousin germain, le prince des Asturies, avec lequel il vit un temps en colocation. Cependant, ces difficultés ne sont rien au regard du cancer de l'estomac que les médecins lui diagnostiquent en janvier 1964. Dans un premier temps, la Grande-Bretagne semble acquiescer. De là, la famille royale gagne Phalère puis Athènes, où elle est reçue par une foule en liesse et par un Te Deum célébré par monseigneur Damaskinos[124],[125]. Le 25 décembre, les communistes lancent ainsi une attaque contre la cité de Konitsa, située à proximité de la frontière avec l'Albanie. Son fils aîné lui succède alors sous le nom de Georges II mais il hérite d'un pays en proie à d'énormes tensions politiques et soumis à un afflux massif de réfugiés, victimes de la « Grande Catastrophe » qui se déroule alors en Asie mineure[42],[45]. Après vingt-six ans d'exil, Paul et sa parentèle sont autorisés par le gouvernement Mitsotákis à effectuer un voyage privé en Grèce en 1993. Le 9 janvier 1938, Paul Ier épouse, à Athènes, la princesse Frederika de Hanovre (1917-1981), fille du duc souverain Ernest-Auguste de Brunswick (1887-1953) et de son épouse la princesse Victoria-Louise de Prusse et d'Allemagne (1892-1980). Las de l'inactivité à laquelle le contraint l'exil et largement désargenté, le prince Paul quitte la Toscane au volant de sa Lancia Lambda pour s'installer à Londres, où il espère trouver un travail. Dans ce document, le jeune homme insiste sur le fait que ni son père ni le diadoque Georges n'ont abdiqué leurs droits et que, dans ses conditions, il ne peut ceindre une couronne qui ne lui revient pas légitimement[36]. Après cette date et jusqu'en 1990, Paul complète sa formation à l'Académie militaire de Sandhurst et sert comme lieutenant dans l’armée britannique[6]. Immédiatement, Mussolini lance une violente campagne de propagande contre la Grèce, accusant le gouvernement de Georges II d'abriter des navires britanniques dans ses eaux territoriales et de violer ainsi sa propre neutralité[97]. C'est la dernière fois que Paul et sa famille sont en contact avec Alexandre Ier, désormais otage des vénizélistes[27]. Le 14 décembre 1901, la princesse héritière Sophie de Grèce, née princesse de Prusse, mettait au monde le prince Paul assistée par le médecin-gynécologue de la famille royale Constantin Louros et du gynécologue allemand Keller dépêché par lempereur Guillaume II (frère de la princesse Sophie).